C'est drôle comme les expressions ne sont pas seulement des expressions. Il faut avoir eu très peur pour comprendre « sueurs froides » ou avoir été très angoissée pour que «des n½uds dans le ventre» rende tout son jus, non ?
«Larguée», c'est pareil. C'est merveilleux comme expression. Qui a trouvé ça ?
Larguer les amarres.
Détacher la bonne femme.
Prendre le large, déployer ses ailes d'albatros et baiser sous d'autres latitudes.
Non, vraiment, on ne saurait mieux dire...
Je deviens mauvaise, c'est bon signe. Encore quelques semaines et je serai bien laide.
Parce que le piège, justement, c'est de croire qu'on est amarrée. On prend des décisions, des crédits, des engagements et puis quelques risques aussi. On achète des maisons, on met des bébés dans des chambres toutes roses et on dort toutes les nuits enlacés. On s'émerveille de cette... Comment disait-on déjà ? De cette complicité. Oui, c'était ça qu'on disait, quand on était heureux. Ou quand on l'était moins... »
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«
- Le chagrin de ceux par qui le malheur arrive...
Ceux qui restent, on les plaints, on les console, mais ceux qui partent ?
- Mais qu'est-ce qu'il veulent en plus, m'emportai-je, une couronne ? Un mot d'encouragement ?!
Il ne m'entendait pas.
- Le courage de ceux qui se regardent dans la glace un matin et articulent distinctement ces quelques mots pour eux seuls : « Ai-je le droit à l'erreur ? » Juste ces quelques mots... Le courage de regarder sa vie en face, de n'y voir rien d'ajusté, rien d'harmonieux. Le courage de tout casser, de tout saccager par... par égoïsme ? Par pur égoïsme ? Mais non, pourtant... Alors qu'est-ce ? Instinct de survie ? Lucidité ? Peur de la mort ?
« Le courage de s'affronter. Au moins une fois dans sa vie. De s'affronter, soi. Soi-même. Soi seul. Enfin.
« "Le droit à l'erreur", toute petite expression, tout petit bout de phrase, mais qui te le donnera ?
«Qui a part toi ?
»
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« Les gens de mauvaise foi sont très fort pour trouver des prétextes. »
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« On biaise, on s'arrange, on a notre petite lâcheté dans les pattes comme un animal familier. On la caresse, on la dresse, on s'y attache. C'est la vie. Il y a des courageux et puis ceux qui s'accommodent. C'est tellement moins fatiguant de s'accommoder... »
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« Je parle aujourd'hui parce que c'est toi, parce que c'est ici, dans cette pièce, dans cette maison, parce qu'il fait nuit et parce qu'Adrien te fait souffrir. Parce que son choix me désespère et me rassure aussi. Parce que je n'aime pas te voir malheureuse, j'ai fait trop souffrir moi-même... Et parce que je préfère te voir souffrir beaucoup aujourd'hui plutôt qu'un tout petit peu toute ta vie.
« J'en vois des gens souffrir un peu, rien qu'un peu, rien qu'à peine mais juste ce qu'il faut pour tout rater, tu sais... Oui, à mon âge, je vois ça beaucoup... Des gens qui sont encore ensemble parce qu'ils se sont arc-boutés là dessus, sur cette petite chose ingrate, leur petite vie sans éclat. Tous ces arrengements, toutes ces contradictions... Et tout ça pour en finir là...
« Bravo, bravo, bravo ! On a tout enterré, nos amis, nos rêves et nos amours, et maintenant, ça va être notre tour ! Bravo, les amis ! »
